Non. Maylis Duffaut ne tourne pas autour du pot : le pardon n’est pas toujours possible, et il serait malhonnête de le prétendre. « Chaque couple est différent, il n’y a pas de décision universelle », rappelle-t-elle.
Lorsque l’infidélité est répétée, ou lorsqu’elle ravive des blessures profondes antérieures — un traumatisme d’enfance, une trahison passée non résolue — la douleur peut dépasser ce que le couple est capable d’absorber. Dans ces situations, se séparer n’est pas un échec. C’est parfois la décision la plus saine et la plus courageuse.
Mais voici ce que la thérapeute ajoute, et qui mérite d’être retenu : dans certains cas, une infidélité peut paradoxalement renforcer un couple. Parce que la crise oblige à regarder en face ce qui ne fonctionnait plus. Parce qu’elle contraint une conversation que les deux partenaires évitaient depuis des années. Parce qu’elle peut, si les deux s’y engagent vraiment, mener à une relation plus lucide, plus solide et plus authentique que celle d’avant.
Ce qu’il faut retenir en quelques points clés
- Comprendre les causes de l’infidélité est la première étape indispensable
- Les deux partenaires doivent vouloir sincèrement repartir — sans contrainte ni résignation
- L’infidèle doit reconnaître son acte ; la personne trompée doit éviter le faux pardon
- Le couple doit se redéfinir, pas simplement reprendre là où il s’est arrêté
- La thérapie de couple et le suivi individuel sont des outils puissants, pas une honte
- Le pardon n’est pas toujours possible — et ce n’est pas grave