C’est un point sur lequel beaucoup de femmes peuvent s’identifier. Dans un épisode récent d’And Just Like That…, Charlotte York se retrouve dans une cabine d’essayage, à se lisser le ventre face au miroir avec une large grimace sur son visage. “Il faut juste que je perde du ventre”, lâche-t-elle. Ce moment de vérité, aussi douloureux soit-il, résume à lui seul ce que vivent des millions de femmes à l’approcheEt si ce ventre qui s’arrondit n’était pas qu’une question de calories ?
Ce que l’on sait désormais, c’est que la ménopause n’est pas la seule responsable d’une prise de poids globale. Elle redistribue la graisse. Selon Somi Javaid, gynécologue-obstétricienne et fondatrice de HerMD Health, interrogée par Vogue, “la diminution du taux d’œstrogène entraîne une augmentation de la graisse corporelle totale, un dépôt de graisse autour de la région abdominale et une augmentation du tour de taille.” Autrement dit, le poids sur la balance ne change pas forcément, mais la silhouette, elle, se transforme. Ce phénomène s’explique par le fait que les œstrogènes favorisaient jusqu’alors les dépôts de graisse autour des hanches. Lorsqu’ils diminuent, la graisse migre vers l’abdomen. En parallèle, la masse musculaire recule et laisse place à davantage de tissu adipeux. Un double effet qui s’installe proqq gressivement, souvent dès la périménopause.
Ces deux habitudes qui aggravent tout
Ce que l’on oublie souvent, c’est le rôle central du sommeil. Pourtant, selon Jennifer Garrison, cofondatrice de Femistry et directrice du Global Consortium for Reproductive Longevity & Equality, le manque de sommeil a un impact direct sur la prise de ventre. Il augmente la ghréline, l’hormone de l’appétit, et réduit la leptine, celle qui procure la sensation de satiété. Résultat : on mange plus, sans vraiment le réaliser. Pire encore, le manque de sommeil diminue la sensibilité à l’insuline, ce qui pousse l’organisme à stocker davantage de sucre sous forme de graisse — notamment abdominale. À la ménopause, où le corps est déjà en pleine reconfiguration hormonale, ces dérèglements s’amplifient.
L’alimentation joue un rôle tout aussi déterminant. Réduire les glucides raffinés, augmenter les apports en protéines, limiter l’alcool et éviter les acides gras trans sont des ajustements concrets recommandés par Somi Javaid, toujours selon Vogue. Elle évoque aussi le jeûne intermittent, qui permet de faire baisser les niveaux d’insuline et donc de limiter le stockage des graisses. Une autre piste simple : remplacer le café par du thé vert, riche en EGCG, un antioxydant qui stimule le métabolisme.
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